Chevalier BAYARD

 

 

Pierre Terrail, seigneur de Bayard.

 

Homme de guerre français (château de Bayard, près de Grenoble, 1476-Romagnano Sesia 1524).

 

Chevalier sans peur et sans reproche a passé pas mal de temps à entrainer  ses troupes au combat dans la vallée de l’Huveaune. C’est à Roquevaire que stationne alors une bonne partie des troupes d’élites du roi François 1er.

 

Comment sont-ils arrivés là?

 

A cette époque François 1er et Charles Quint se livrent une guerre totale pour la suprématie en Europe. Le roi français a remporté la victoire de Marignan (1515), depuis les deux adversaires ne cessent d’en découdre dans des batailles italiennes. Les troupes françaises font un va-et-vient pendant une dizaine d’année entre la France et l’Italie et leur route passe souvent par la vallée de l’Huveaune. Au lendemain de la bataille de Marignan, François 1er et Bayard avaient en effet passé une nuit dans le château d’Aubagne et ils avaient compris l’intérêt stratégique du lieu avec ses plaines pour l’entrainement militaire et ses ressources agricoles pour nourrir les troupes.

 

C’est ainsi que Bayard se rendit dans la vallée de l’Huveaune en 1623, venant de Sisteron, pour s’établir sur place et préparer son armée aux futur combats qui menaçaient, le Connétable Charles de Bourbon s’étant  rangé aux cotés de Charles Quint. Il fallait beaucoup d’argent pour entretenir les troupes et les communes furent sollicitées. Auriol et Gémenos refusèrent de payer tandis que Roquevaire (pour trois hommes), Saint-Marcel (pour deux hommes) et Roquefort (pour un homme) s’acquittèrent de la contribution. Les choses allaient mal en Italie et Bayard dut partir aider les troupes françaises épuisées.

 

Il laissa quelques hommes sur place, partit avec les meilleurs combattants qu’il avait formés autour de l’Huveaune et livra son ultime combat. C’était, à Abbiategrasso, lors de sa 7ème campagne italienne, il protégeait la retraite des français  vaincus quand la pierre d’une arquebuse lui atteint le dos, lui fracassant la colonne vertébrale. Ses derniers propos furent pour le Connétable de Bourbon qui  avait trahi  » je meurs en homme de bien. Mais j’ai pitié de vous, de vous voir servir contre votre prince, contre votre patrie et contre votre serment. »

 

Le 30 avril 1524…