LA CHAPELLE DES DEMOISELLES

 

La "Chapelle des Demoiselles"

 

A proximité de l'église Saint-Vincent, approximativement sur le site de l'ancien patronage, se trouvait une chapelle qui, selon les Roquevairois qui en ont gardé le souvenir,

portait le nom de "Chapelle des Demoiselles", mais connue sous le nom de "Chapelle des filles".

Cette chapelle fut édifiée de 1869 à 1873, à l'initiative de M. ISNARD, alors curé de Roquevaire. Les plans de la "Chapelle des Demoiselles"  furent établis par MM. REY et TOURRET.

La cloche, qui était suspendue dans le campanile qui terminait l'ogive sur l'axe de la façade était un don de M. GUERIN du CAYLA, ancien inspecteur d'académie retiré à Roquevaire.

 

La chapelle fut attribuée à la Congrégation des Demoiselles, d'où son nom. Cet édifice, devenu vétuste après la Seconde guerre mondiale, n'était plus que très rarement fréquenté.

Une nuit d'octobre 1965, il s'effondra et dut être rasé. Un  maçon roquevairois fut chargé d'en dégager les décombres.

Les pseudo-chapiteaux ayant été retrouvés sur sa propriété, il est envisageable d'imaginer qu'il les récupéra et les réutilisa pour construire une murette.

L'emploi de "pseudo-chapiteaux" est donc attesté dans la cité chère à Léon BENOIT.

 

Cette hypothèse parait très crédible puisqu'il suffit de se rendre à Roquevaire, devant l'église paroissiale, de tourner le dos à cette dernière, pour apercevoir,

de l'autre côté de la route nationale, en face, la chapelle des Pénitents présentant sur sa façade deux fausses colonnes surmontées de pseudo-chapiteaux ressemblant étonnamment

à ceux qui ont inspiré cet article. L'utilisation de pseudo-chapiteaux de style néoclassique est donc confirmée à Roquevaire.

On ne s'en étonnera pas, la technique architecturale ayant été reprise à l'envi lorsque le goût pour les styles de l'Antiquité inonda, tout au long de la première moitié du XIXe siècle,

bien davantage que la vallée de l'Huveaune.

 

Faut-il de fait "jeter aux orties" ces pseudo-chapiteaux taillés au XIXe siècle ? Certes non. Ils méritent une juste et intelligente sauvegarde car ils ont autant à nous apprendre

que n'importe quel autre mobilier archéologique, fut-il, lui, contemporain des Grecs anciens.